IRM du rachis lombaire – coupes sagittale et axiale – IMCSM

IRM du rachis

L'IRM du rachis est un examen d'imagerie médicale sans rayons X qui permet d'explorer en détail la colonne vertébrale : vertèbres, disques intervertébraux, nerfs et moelle épinière. Selon la zone douloureuse et les symptômes, votre médecin peut prescrire une IRM cervicale, dorsale, lombaire, ou un bilan complet du rachis (pan-rachis). Cet examen aide à identifier précisément l'origine d'une douleur et à orienter la prise en charge la plus adaptée.

Les différents types d'IRM du rachis — quelle différence ?

La colonne vertébrale est divisée en plusieurs segments, et l'IRM peut explorer l'un d'eux ou l'ensemble selon ce que recherche votre médecin :

  • IRM cervicale — explore les 7 vertèbres du cou (C1 à C7). Prescrite en cas de douleurs cervicales, de névralgies cervico-brachiales (douleur irradiant dans le bras) ou de troubles neurologiques d'origine cervicale.
  • IRM dorsale (ou thoracique) — explore les 12 vertèbres du milieu du dos (D1 à D12). C'est l'examen le moins fréquemment prescrit ; il est demandé en cas de douleur dorsale persistante, pour rechercher une cause traumatique, inflammatoire ou tumorale.
  • IRM lombaire — explore le bas du dos (L1 à S1), zone la plus sollicitée mécaniquement. C'est l'IRM du rachis la plus fréquemment réalisée, en cas de lombalgie, de sciatique ou de cruralgie persistante.
  • IRM pan-rachis (rachis complet) — explore les trois segments en une seule séance. Elle est utilisée pour des bilans globaux : recherche de localisations multiples, suivi d'une scoliose, ou exploration d'une pathologie inflammatoire comme la spondylarthrite ankylosante.

Source : Guide du bon usage des examens d'imagerie médicale — Haute Autorité de Santé / Société Française de Radiologie / Collège de la Médecine Générale.

Pourquoi réaliser une IRM du rachis ?

Le mal de dos est extrêmement répandu : on estime que 66 % à 75 % des adultes connaîtront au moins un épisode de lombalgie au cours de leur vie, et qu'environ un quart des actifs souffrent de douleurs lombaires persistantes (plus de 30 jours par an). Rassurez-vous : 9 lombalgies sur 10 guérissent sans qu'il soit nécessaire de consulter — l'IRM n'est donc pas systématique, mais elle devient un outil précieux lorsque la douleur persiste ou s'accompagne de signes particuliers.

Sources : Inserm — Fréquence des lombalgies dans la population française. Santé publique France — Lombalgie et hernie discale.

Douleurs cervicales et névralgies cervico-brachiales

Une douleur dans la nuque qui irradie vers l'épaule, le bras ou la main, des fourmillements ou un engourdissement, peuvent justifier une IRM cervicale afin de rechercher un conflit entre un disque intervertébral et un nerf.

Lombalgies, sciatiques et cruralgies persistantes

Une douleur lombaire qui se prolonge, ou qui irradie le long de la jambe (sciatique : face arrière de la jambe jusqu'au pied ; cruralgie : face avant de la cuisse), peut amener votre médecin à prescrire une IRM lombaire pour rechercher une hernie discale ou un rétrécissement du canal rachidien.

Douleurs dorsales et suspicion de tassement vertébral

Une douleur localisée au milieu du dos, en particulier après un traumatisme, ou chez une personne âgée ou ostéoporotique, peut justifier une IRM dorsale afin de rechercher un tassement vertébral ou une autre cause sous-jacente.

Bilan global, scoliose ou suivi d'une pathologie inflammatoire

Dans certaines situations — surveillance d'une scoliose, recherche de localisations multiples d'une maladie inflammatoire (comme la spondylarthrite ankylosante) ou bilan plus large — une IRM pan-rachis permet d'obtenir une vision d'ensemble de la colonne vertébrale en une seule séance.

Signes nécessitant une prise en charge en urgence

Certains signes doivent alerter et conduire à consulter rapidement, car ils peuvent traduire une atteinte plus grave nécessitant une IRM en urgence :

  • une perte de force dans une jambe (déficit moteur)
  • des troubles du contrôle des urines ou des selles
  • une perte de sensibilité au niveau des fesses et de l'intérieur des cuisses (« anesthésie en selle »)
  • une fièvre, un amaigrissement inexpliqué, ou des antécédents de cancer associés à la douleur

Cette association de symptômes peut évoquer un syndrome de la queue de cheval, une urgence médicale qui nécessite une prise en charge immédiate. Ne tardez pas à consulter si vous présentez ces signes.

Source : Haute Autorité de Santé — Prise en charge du patient présentant une lombalgie commune (2019).

Quels diagnostics l'IRM du rachis permet-elle d'établir ?

Selon la zone explorée et les symptômes, l'IRM du rachis peut mettre en évidence :

  • une hernie discale ou un conflit entre un disque et une racine nerveuse
  • un canal rachidien étroit (sténose), pouvant comprimer les nerfs
  • de l'arthrose vertébrale ou une atteinte des articulations entre les vertèbres
  • un spondylolisthésis (glissement d'une vertèbre par rapport à une autre)
  • un tassement vertébral, d'origine ostéoporotique ou autre
  • une infection du disque ou de la vertèbre (spondylodiscite)
  • une atteinte inflammatoire du rachis (par exemple une spondylarthrite)
  • une tumeur primitive ou une métastase au niveau vertébral ou médullaire

Quand l'IRM est-elle recommandée plutôt qu'un autre examen ?

Contrairement à une idée répandue, l'imagerie n'est pas systématiquement utile dès l'apparition d'une douleur de dos. Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), il n'y a pas d'indication à réaliser une imagerie lors d'un épisode aigu de lombalgie ou de lomboradiculalgie sans signe de gravité : des anomalies sont en effet très fréquemment visibles à l'IRM, y compris chez des personnes qui ne ressentent aucune douleur — ce qui rend leur interprétation isolée peu fiable à ce stade.

L'IRM devient en revanche pertinente dans les situations suivantes :

  • une douleur qui persiste au-delà de 3 mois (lombalgie chronique)
  • avant d'envisager un geste invasif (infiltration, chirurgie)
  • en présence de signes d'alerte (« drapeaux rouges » évoqués ci-dessus), où l'IRM est alors réalisée sans délai

Source : Haute Autorité de Santé — Prise en charge du patient présentant une lombalgie commune.

Comment se préparer à une IRM du rachis ?

Aucune préparation particulière n'est nécessaire. Pensez à :

  • retirer tout objet métallique (bijoux, ceinture, vêtements à fermetures métalliques)
  • signaler la présence d'un pacemaker, d'implants, de prothèses ou de tout dispositif médical
  • signaler une grossesse en cours
  • prévenir l'équipe en cas de claustrophobie : des solutions existent pour vous accompagner

Comment se déroule une IRM du rachis dans nos centres de radiologie ?

Installation

Vous êtes installé(e) allongé(e) sur le dos, sur la table d'examen, dans une position confortable. Selon la zone à explorer, une antenne est positionnée près de la région concernée.

Pendant l'examen

L'appareil émet un bruit régulier de type « cliquetis » pendant l'acquisition des images ; un casque ou des bouchons d'oreilles vous sont proposés. Il est important de rester immobile pour obtenir des images nettes.

Injection de produit de contraste (si nécessaire)

Dans certaines situations (recherche d'une infection, d'une tumeur, ou bilan postopératoire), une injection de gadolinium peut être réalisée pour mieux visualiser certaines structures.

Combien de temps dure une IRM du rachis ?

La durée varie selon le nombre de segments à explorer : comptez généralement 15 à 20 minutes pour l'exploration d'un seul segment (cervical, dorsal ou lombaire), et davantage pour un bilan pan-rachis complet.

L'examen est-il douloureux ?

Non, l'IRM n'est pas douloureuse. Le principal inconfort possible est lié à la position allongée prolongée, en particulier en cas de douleur lombaire aiguë — n'hésitez pas à en parler à l'équipe, qui pourra adapter votre installation.

Contre-indications et précautions

Certains éléments doivent être signalés avant l'examen : présence d'un pacemaker ou de certains implants métalliques, grossesse, claustrophobie sévère. L'équipe évaluera avec vous la meilleure approche. En cas d'antécédent de travail du métal, de meulage, de soudure ou de blessure à l'œil par un objet métallique, signalez-le impérativement : un éclat métallique intra-oculaire, mobilisé par le champ magnétique, peut entraîner une lésion grave. Une radiographie des orbites pourra alors être réalisée avant l'IRM afin d'écarter ce risque.

Après l'examen

Vous pouvez reprendre vos activités normalement. Les images sont analysées par un radiologue, et le compte-rendu est transmis à votre médecin prescripteur.

Questions fréquentes

Quelle différence entre un scanner et une IRM du rachis ?
L'IRM offre un contraste supérieur pour observer les disques, les nerfs et la moelle épinière, sans utiliser de rayons X, ce qui en fait l'examen de référence pour l'exploration du rachis dans la majorité des situations.

Faut-il systématiquement une IRM en cas de mal de dos ?
Non. Selon la HAS, l'imagerie n'est pas recommandée en cas de lombalgie aiguë sans signe de gravité, car la majorité des douleurs de dos guérissent spontanément.

L'IRM lombaire permet-elle de diagnostiquer une sciatique ?
Oui, elle permet notamment de rechercher une hernie discale ou un rétrécissement du canal rachidien à l'origine d'une compression nerveuse.

Quelle est la différence entre IRM cervicale, dorsale, lombaire et pan-rachis ?
Chacune explore une portion différente de la colonne : le cou, le milieu du dos, le bas du dos, ou l'ensemble du rachis en une seule séance pour les bilans globaux.

Combien de temps dure l'examen ?
Environ 15 à 20 minutes pour un seul segment, davantage pour un pan-rachis complet.

Quand recevrai-je les résultats ?
Les images sont analysées par un radiologue et le compte-rendu est ensuite transmis à votre médecin prescripteur.

L'IRM du rachis est un examen non irradiant et précis, qui permet d'explorer le cou, le milieu du dos, le bas du dos ou l'ensemble de la colonne selon les besoins. Conformément aux recommandations de la Haute Autorité de Santé, elle n'est pas systématique en cas de douleur de dos récente : elle est surtout indiquée en cas de douleur persistante, de signes d'alerte, ou avant un geste invasif. Elle permet d'identifier des causes précises — hernie discale, canal étroit, arthrose, tassement — et d'orienter au mieux la prise en charge.

Prendre rendez-vous

IRM du rachis disponible sur les sites de Tournan-en-Brie, Roissy-en-Brie et Forcilles.

Prendre RDV sur Doctolib