IRM ostéo-articulaire – genou, cheville et épaule – IMCSM

IRM ostéo-articulaire

L'IRM ostéo-articulaire est un examen d'imagerie médicale sans rayons X qui permet d'explorer en détail les articulations : os, cartilage, ligaments, tendons et muscles. Selon la zone douloureuse, votre médecin peut prescrire une IRM de l'épaule, du coude, du poignet, du bassin (hanche), du genou ou de la cheville et du pied. Cet examen permet d'identifier précisément l'origine d'une douleur articulaire, en particulier après un traumatisme ou lorsqu'une douleur persiste malgré un traitement initial.

Pourquoi réaliser une IRM ostéo-articulaire ?

Douleur de l'épaule et suspicion d'atteinte de la coiffe des rotateurs

Une douleur de l'épaule qui persiste, une perte de mobilité ou de force, ou une douleur nocturne, peuvent amener à rechercher une atteinte des tendons de la coiffe des rotateurs, une instabilité ou une luxation.

Traumatisme ou douleur du coude ou du poignet

Une douleur persistante après un choc, une chute ou un mouvement répété, peut justifier une IRM afin d'évaluer les ligaments, tendons et structures osseuses du coude ou du poignet.

Douleur de hanche ou du bassin

Une douleur de la hanche ou de l'aine, en particulier chez le sportif ou en cas de doute sur une atteinte du cartilage ou du labrum, peut conduire à une IRM du bassin.

Douleur, gonflement ou instabilité du genou

Selon les indications de la Société Française de Radiologie, une IRM du genou est généralement proposée lorsque la douleur persiste au-delà de 4 à 6 semaines malgré un traitement adapté, en cas de traumatisme provoquant un blocage, un gonflement ou une sensation d'instabilité, ou lorsque la radiographie ne permet pas d'expliquer les symptômes.

Entorse ou douleur persistante de la cheville et du pied

Une entorse qui ne s'améliore pas comme attendu, ou une douleur persistante de la cheville ou du pied (talon, avant-pied), peut justifier une IRM afin de rechercher une atteinte ligamentaire, tendineuse, cartilagineuse ou une cause comme l'aponévrosite plantaire ou le névrome de Morton.

Bilan avant une intervention chirurgicale

L'IRM ostéo-articulaire est fréquemment demandée en bilan pré-opératoire, pour préciser l'étendue des lésions et orienter le geste chirurgical.

Quels diagnostics l'IRM ostéo-articulaire permet-elle d'établir ?

Selon la zone explorée et les symptômes, l'IRM peut mettre en évidence :

  • une lésion ligamentaire (par exemple rupture du ligament croisé du genou, entorse de cheville)
  • une lésion méniscale au niveau du genou
  • une atteinte des tendons de la coiffe des rotateurs de l'épaule
  • une atteinte du cartilage articulaire (chondropathie, arthrose débutante)
  • une fracture non visible à la radiographie standard (fracture de fatigue, fissure)
  • une atteinte du labrum (épaule ou hanche)
  • une inflammation articulaire ou périarticulaire (tendinite, bursite, synovite)
  • une infection ou une tumeur osseuse ou des tissus mous

Particularités selon l'articulation explorée

Cliquez sur une articulation du schéma pour découvrir ce que l'IRM permet d'y rechercher plus particulièrement.

Schéma anatomique des articulations – IMCSM

Cliquez sur une articulation

Épaule

L'IRM de l'épaule est l'examen de référence pour analyser les tendons de la coiffe des rotateurs, le labrum (bourrelet glénoïdien), la bourse sous-acromiale et les structures ligamentaires profondes. Elle permet de mettre en évidence des fissures ou ruptures tendineuses, des tendinopathies, des bursites ou des conflits sous-acromiaux.

Indications fréquentes : douleur persistante de l'épaule, perte de force ou de mobilité, douleur nocturne, suspicion de rupture de la coiffe des rotateurs, instabilité ou luxations récidivantes, bilan préopératoire.

Coude

L'IRM du coude permet d'analyser finement les tendons (épicondyliens, épitrochléens), les ligaments collatéraux, le cartilage et les structures nerveuses avoisinantes. Elle est particulièrement utile pour explorer les tendinopathies (« tennis elbow », « golf elbow »), les lésions ligamentaires et les atteintes liées à la pratique sportive répétée.

Indications fréquentes : douleur persistante du coude, séquelles de traumatisme, instabilité, suspicion de tendinopathie ou de lésion cartilagineuse, bilan préopératoire.

Poignet

Le poignet comporte de nombreux ligaments de petite taille et des structures nerveuses (nerf médian) difficiles à analyser autrement. L'IRM permet de rechercher une atteinte du complexe fibrocartilagineux triangulaire (TFCC), une lésion du ligament scapho-lunaire, une tendinopathie, un syndrome du canal carpien, ou une pathologie inflammatoire telle qu'une synovite (par exemple dans le cadre d'une polyarthrite rhumatoïde).

Indications fréquentes : douleur chronique du poignet, gonflement ou inflammation persistante (synovite), instabilité, fourmillements ou engourdissement de la main, séquelles de traumatisme, bilan avant chirurgie.

Bassin / Hanche

L'IRM du bassin et de la hanche permet d'explorer le labrum acétabulaire, le cartilage, la tête fémorale et les parties molles environnantes. Elle est précieuse pour rechercher un conflit fémoro-acétabulaire, une nécrose de la tête fémorale, une fracture de fatigue invisible à la radiographie, ou une cause de douleur inexpliquée de l'aine, en particulier chez le sportif.

Indications fréquentes : douleur de hanche ou de l'aine persistante, suspicion de conflit fémoro-acétabulaire ou de lésion du labrum, douleur chez le sportif, bilan préopératoire.

Genou

L'IRM du genou est l'examen de référence pour analyser les ménisques, les ligaments croisés et collatéraux, le cartilage et les tendons périarticulaires. Selon les indications de la Société Française de Radiologie, elle est généralement proposée lorsque la douleur persiste au-delà de 4 à 6 semaines malgré un traitement adapté, ou en cas de traumatisme avec blocage, gonflement ou instabilité.

Indications fréquentes : douleur persistante, traumatisme avec blocage ou instabilité, suspicion de lésion méniscale ou ligamentaire, bilan cartilagineux, bilan préopératoire.

Cheville et pied

L'IRM de la cheville et du pied permet d'analyser les ligaments latéraux, les tendons (notamment le tendon d'Achille), le cartilage et le dôme du talus. Elle est particulièrement utile en cas d'entorses à répétition, de douleur persistante après un traumatisme, ou de suspicion de lésion ostéochondrale du talus. Au niveau de l'avant-pied et du talon, elle permet également de rechercher une aponévrosite plantaire (douleur du talon, souvent au premier pas le matin) ou un névrome de Morton (douleur et fourmillements entre les orteils, à l'avant du pied).

Indications fréquentes : entorses à répétition, douleur persistante après traumatisme, suspicion de lésion ligamentaire, tendineuse ou cartilagineuse, instabilité chronique, douleur du talon (aponévrosite plantaire), douleur ou fourmillements de l'avant-pied (névrome de Morton).

Quand l'IRM est-elle recommandée plutôt qu'une radiographie ou un scanner ?

La radiographie reste l'examen de première intention en cas de traumatisme ou de douleur articulaire : rapide et efficace pour analyser l'os. Elle ne permet cependant pas de visualiser les ligaments, tendons, muscles ou le cartilage. L'IRM est alors proposée en complément lorsque la radiographie ne suffit pas à expliquer les symptômes, lorsque la douleur persiste malgré un traitement initial (au-delà de 4 à 6 semaines pour le genou par exemple), en cas de traumatisme avec blocage, gonflement ou instabilité, ou avant d'envisager une intervention chirurgicale.

Comment se préparer à une IRM ostéo-articulaire ?

Aucune préparation particulière n'est nécessaire, sauf en cas d'injection de produit de contraste. Pensez à retirer tout objet métallique au niveau de la zone à explorer (bijoux, attelles amovibles), à signaler la présence de prothèses, broches, vis ou de tout dispositif médical, et à apporter vos examens récents (radiographies, comptes-rendus) pouvant aider le radiologue.

Comment se déroule l'examen dans nos centres de radiologie ?

Installation

Vous êtes installé(e) confortablement sur la table d'examen, l'articulation à explorer positionnée dans ou à proximité d'une antenne dédiée.

Pendant l'examen

L'appareil émet un bruit régulier de type « cliquetis » ; un casque ou des bouchons d'oreilles vous sont proposés. Il est important de maintenir l'articulation immobile pour obtenir des images nettes.

Injection de produit de contraste (si nécessaire)

Dans certaines situations (par exemple une arthro-IRM, où le produit de contraste est injecté directement dans l'articulation), une injection peut être réalisée pour mieux visualiser certaines structures comme le labrum ou le cartilage.

Combien de temps dure l'examen ?

Comptez généralement 15 à 20 minutes selon l'articulation explorée, un peu plus en cas d'injection.

L'examen est-il douloureux ?

Non, l'IRM elle-même n'est pas douloureuse. En cas de traumatisme récent ou de douleur aiguë, le maintien de la position pendant l'examen peut être inconfortable — n'hésitez pas à en parler à l'équipe, qui pourra adapter votre installation.

Contre-indications et précautions

Certains éléments doivent être signalés avant l'examen : présence d'un pacemaker, de certaines prothèses ou implants métalliques, grossesse, claustrophobie sévère. L'équipe évaluera avec vous la meilleure approche. En cas d'antécédent de travail du métal, de meulage, de soudure ou de blessure à l'œil par un objet métallique, signalez-le impérativement : un éclat métallique intra-oculaire, mobilisé par le champ magnétique, peut entraîner une lésion grave. Une radiographie des orbites pourra alors être réalisée avant l'IRM afin d'écarter ce risque.

Après l'examen

Vous pouvez reprendre vos activités normalement, sauf consigne particulière de votre médecin (par exemple après une arthro-IRM). Les images sont analysées par un radiologue, et le compte-rendu est transmis à votre médecin prescripteur.

Questions fréquentes

Quelles articulations peuvent être explorées en IRM ?
L'IRM ostéo-articulaire permet d'explorer la quasi-totalité des articulations : épaule, coude, poignet et main, bassin et hanche, genou, cheville et pied, ainsi que le rachis.

Quelle différence entre une IRM et une radiographie de l'articulation ?
La radiographie reste l'examen de première intention pour analyser l'os. L'IRM, plus fine, permet de visualiser également les ligaments, tendons, muscles, cartilage et ménisques — des structures invisibles sur une radiographie standard.

Faut-il une préparation particulière ?
Non, aucune préparation n'est nécessaire en dehors du retrait des objets métalliques et de la déclaration des éventuels implants ou dispositifs médicaux.

Combien de temps dure une IRM ostéo-articulaire ?
Comptez généralement entre 15 et 20 minutes selon l'articulation explorée.

L'examen est-il douloureux ?
Non, l'IRM elle-même n'est pas douloureuse. En cas de traumatisme récent, le maintien de la position pendant l'examen peut être inconfortable — l'équipe pourra adapter votre installation.

Quand recevrai-je les résultats ?
Les images sont analysées par un radiologue, et le compte-rendu est ensuite transmis à votre médecin prescripteur.

L'IRM ostéo-articulaire est un examen non irradiant et précis qui permet d'explorer en détail les articulations — épaule, coude, poignet, bassin, genou, cheville et pied — et les structures qui les entourent : ligaments, tendons, muscles et cartilage. Elle est particulièrement utile lorsqu'une douleur persiste malgré un traitement initial, après un traumatisme avec instabilité ou blocage, ou avant d'envisager une intervention chirurgicale. Elle permet d'identifier des causes précises — lésion ligamentaire ou méniscale, atteinte tendineuse, fracture invisible à la radiographie — et d'orienter au mieux la prise en charge.

Prendre rendez-vous

IRM ostéo-articulaire (épaule, coude, poignet, bassin, genou, cheville et pied) disponible sur les sites de Tournan-en-Brie, Roissy-en-Brie et Forcilles.

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