Clichés d'hystérosalpingographie : opacification de la cavité utérine et des trompes de Fallope

Hystérosalpingographie

L'hystérosalpingographie (HSG) est un examen de radiologie qui permet d'explorer la cavité utérine et la perméabilité des trompes de Fallope à l'aide d'un produit de contraste iodé et de rayons X. C'est un examen de référence dans le bilan d'infertilité du couple, recommandé par le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) en première intention pour évaluer la cause d'une difficulté à concevoir.

Pourquoi réaliser une hystérosalpingographie ?

Cet examen permet de visualiser la forme de la cavité utérine et de vérifier que les trompes laissent passer le produit de contraste jusqu'à la cavité abdominale — un signe de perméabilité tubaire normale. Une trompe bouchée (obstruction tubaire) est l'une des causes fréquentes d'infertilité féminine.

Quelles indications pour cet examen ?

Bilan d'infertilité du couple et recherche d'une perméabilité tubaire

L'HSG est l'examen de première intention recommandé en cas de difficulté à concevoir, pour vérifier que les trompes ne sont pas bouchées et que l'utérus ne présente pas d'anomalie pouvant gêner une grossesse, en complément du bilan hormonal et de l'échographie pelvienne. L'examen permet notamment de repérer certaines anomalies de la forme ou de l'intérieur de l'utérus pouvant compliquer l'implantation d'un embryon ou favoriser les fausses couches à répétition.

Comment se préparer ?

L'examen est réalisé en première partie de cycle, généralement entre le 7e et le 12e jour suivant le premier jour des règles (après l'arrêt des saignements et avant l'ovulation). Cette période est choisie pour écarter une grossesse débutante. Le secrétariat vous indiquera la date précise à respecter lors de la prise de rendez-vous.

Un traitement antalgique et/ou antispasmodique peut vous être conseillé avant l'examen pour limiter l'inconfort lié aux contractions utérines provoquées par l'injection. La prise d'antibiotiques est par ailleurs prescrite à titre préventif. Signalez systématiquement toute allergie connue à l'iode, toute infection génitale en cours ou toute grossesse possible.

Comment se déroule l'examen ?

Installation

Vous êtes installée allongée sur la table d'examen, en position gynécologique, comme pour un examen gynécologique classique.

Injection du produit de contraste

Le radiologue met en place un fin cathéter au niveau du col de l'utérus, puis injecte progressivement un produit de contraste iodé qui va remplir la cavité utérine et s'écouler dans les trompes si elles sont perméables. Des clichés radiographiques sont réalisés au fur et à mesure de la progression du produit, sous contrôle radioscopique (surveillance en temps réel par rayons X à faible dose).

Sensations pendant l'examen

L'injection peut provoquer des douleurs pelviennes à type de crampes, comparables à des douleurs de règles, généralement brèves. Elles s'estompent rapidement après l'arrêt de l'injection.

Combien de temps dure l'examen ?

L'examen proprement dit dure environ 5 à 10 minutes. En comptant l'accueil, l'installation et les explications, prévoyez environ 20 minutes sur place.

L'examen est-il douloureux ?

L'hystérosalpingographie peut être inconfortable, en particulier au moment de l'injection du produit de contraste, qui provoque souvent des contractions utérines ressenties comme des douleurs de règles plus ou moins intenses selon les femmes. La prise d'un antalgique avant l'examen, sur les conseils de votre médecin ou du secrétariat, permet généralement de limiter cette gêne. Les douleurs cessent rapidement après la fin de l'injection.

Contre-indications et précautions

L'hystérosalpingographie est contre-indiquée :

  • en cas de grossesse en cours ou suspectée ;
  • en cas d'infection génitale en cours (salpingite, endométrite, cervicite) — l'examen pourrait propager l'infection ;
  • en cas de saignement utérin actif au moment de l'examen ;
  • en cas d'allergie connue et sévère au produit de contraste iodé (à signaler impérativement).

Toute prise d'antibiotiques, traitement en cours ou antécédent doit être signalé à l'équipe médicale avant la réalisation de l'examen.

Après l'examen

De petites pertes (mélange de produit de contraste et de sécrétions) peuvent survenir dans les heures suivant l'examen : le port d'une protection est conseillé. Les rapports peuvent être repris rapidement après l'examen. Vous pouvez reprendre vos activités habituelles dès la fin de l'examen. Le compte-rendu et les clichés sont transmis à votre médecin ou gynécologue prescripteur, qui vous communiquera les résultats et la suite de la prise en charge.

Cet examen augmente-t-il la fertilité ?

Plusieurs études ont rapporté une augmentation du taux de grossesse dans les semaines et mois suivant cet examen. Cette augmentation varie en fonction de nombreux facteurs, tels qu'une pathologie significative de l'appareil reproducteur féminin ou masculin, l'âge de la patiente, etc. Le mécanisme n'est pas encore entièrement compris, mais cela pourrait être dû à un effet de « réouverture » des trompes provoqué par le passage du produit de contraste.

Questions fréquentes

À quel moment du cycle réaliser une hystérosalpingographie ?
L'examen est réalisé en première partie de cycle, généralement entre le 7e et le 12e jour (après l'arrêt des règles et avant l'ovulation), afin d'écarter une grossesse débutante et de limiter le risque de propager une éventuelle infection vers la cavité utérine.

L'hystérosalpingographie est-elle douloureuse ?
L'examen peut provoquer des douleurs pelviennes à type de crampes, comparables à des douleurs de règles, au moment de l'injection du produit de contraste. Elles sont le plus souvent brèves et un antalgique peut être pris avant l'examen sur les conseils de votre médecin ou du secrétariat.

Faut-il prendre des précautions particulières après l'examen ?
De petites pertes peuvent survenir dans les heures suivant l'examen : le port d'une protection est conseillé. Les rapports peuvent être repris rapidement après l'examen.

Cet examen augmente-t-il la fertilité ?
Plusieurs études ont rapporté une augmentation du taux de grossesse dans les semaines et mois suivant cet examen, un effet qui pourrait s'expliquer par une « réouverture » des trompes provoquée par le passage du produit de contraste. Cette augmentation varie selon de nombreux facteurs (pathologie de l'appareil reproducteur, âge de la patiente...).

Quelles sont les contre-indications de l'hystérosalpingographie ?
Cet examen est contre-indiqué en cas de grossesse, d'infection génitale en cours (salpingite, endométrite) ou de saignement utérin actif. Une allergie connue à l'iode doit également être signalée avant l'examen.

L'hystérosalpingographie est-elle irradiante ?
Cet examen utilise des rayons X à faible dose, dans le cadre d'une surveillance radioscopique de courte durée. Selon la Société Française de Radiologie, le bénéfice diagnostique de cet examen est largement supérieur au risque lié à cette exposition limitée et contrôlée, en dehors de toute grossesse.

L'hystérosalpingographie est l'examen radiologique de référence du bilan d'infertilité féminine : elle permet d'évaluer la forme de la cavité utérine et la perméabilité des trompes de Fallope. Réalisée en première partie de cycle et sous contrôle d'un radiologue, elle peut être inconfortable mais reste brève, et apporte des informations essentielles pour orienter la prise en charge en lien avec votre gynécologue.

Sources : Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) — recommandations sur le bilan d'infertilité du couple. Société Française de Radiologie — bonnes pratiques en imagerie diagnostique et radioprotection. Haute Autorité de Santé.

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